La publicité des cabinets d’avocats : les questions posées par la loi du 17 mars 2014

publicité rétro avocats  Pour trouver de nouveaux dossiers, autrefois on comptait sur le bouche à oreille et l’annuaire. Depuis la loi du 17 mars 2014 un nouveau levier-clef se présente pour les avocats : la communication publicitaire, et bientôt les spots tv/radio ou l’affichage 4×3.

Cette ouverture suscite de nombreuses questions dans la profession : comment devenir visible ? Comment gérer les relations avec les médias ? Puis-je communiquer sur mes tarifs, mes succès ou encore sur les délais de résolution d’affaires ? Sur quels axes puis-je me différencier de mes confrères-concurrents ? Comment provoquer et optimiser les expositions médiatiques tout en restant crédible auprès des clients et des mes pairs ?

Le décret d’application qui n’a pas encore été publié devrait fixer certaines limites à la publicité des cabinets d’avocats.

Les groupes américains et anglo-saxons, autorisés sur leur territoire au recours à la publicité devraient certainement profiter de cette déréglementation pour transposer, à la sauce française, ce qu’ils font déjà sur les autres territoires et ainsi asseoir encore davantage leur forte position sur le marché.

Pour les cabinets français, deux conditions pour concurrencer les habitués de la pub : innover, dépasser les vieux réflexes et les appréhensions liés à un passé très réglementé et investir dans la communication. Il n’y a pas seulement les gros cabinets anglo-saxons qu’il faudra redouter, mais aussi les avocats natifs numériques qui commencent à sortir de l’EFB pour qui l’utilisation d’Internet, la création de sites web et le « personal branding » n’ont pas de secret, et qui sauront à moindre de coût devenir visible pour leur cible.